Ab- ı Hayat / 1. Les pratiques religieuses / Ibadet

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- Chers téléspectateurs, nous sommes à nouveau avec vous (...). Nous avons eu des débats (conversations) en grand nombre avec Notre Maître Hayat Nur Artiran pendant le mois de Ramadan, au cours des émissions "L'Amour ressemble à un procès". Et avec (l'émission) "Ab-I Hayat", nous allons être à nouveau ensemble, vous, moi, et notre cher Maître.. Bienvenue Mon Maître..

 

- Je vous remercie beaucoup...Je suis aussi très heureuse d'être à nouveau ici avec vous et nos téléspectateurs. Comme vous l'avez dit nous avons déjà participé aux programmes (émissions) "Ask bir Davaya Benzer" ( L'Amour ressemble à un procès).

Cela a été l'occasion de partager avec nos chers télespectateurs de belles choses (...), et permet maintenant que nous soyons à nouveau ensemble..(?)

Je salue tous nos téléspectateurs avec respect et Amour. Je souhaite que nos émissions, comme le dit le nom de l'émission,nos paroles, nos conversations soient pour tous les coeurs "Ab- ı Hayat ".

 

- Insallah Mon Maître. Maintenant, chers téléspectateurs, en cherchant le sens de Ab-I Hayat. J'ai trouvé que cela voulait dire "L'eau de la Vie".  Cependant notre Maître a dit quelque chose de très différent.. Mon Maître, pouvez-vous nous dire ce que veut dire " Ab-I Hayat"? Commençons par cela..

 

- Ce que j'ai dit n'est pas très différent, le terme Ab-I Hayat, dans le soufisme, est utilisé pour  évoquer l'eau de l'immortalité. Comme nous le savons "Ab" veut dire "eau",et  "Hayat", c'est le secret de la Vie,"Hay" ,du (caractère) Vivant de Notre Seigneur(?).C'est l'Eau de l'immortalité..

 

On dit de Hz Hizir (Aleyhisselam = Sur lui le salut) (...) a bu l'eau de l'immortalité et c'est pour cela qu'il est devenu immortel (?) (donc Hay, Vivant).(...)

Cependant (cela peut avoir) un autre sens, et faire allusion aux paroles des amis d'Allah. Si on regarde (les choses) dans ce cadre-là, Le Coran, Les paroles de Notre Prophète, les Hadith-i Sherif, sont des Ab-i Hayat. EN effet ces paroles concernant  Les Amis de Notre Seigneur Allah, Notre Prophète Muhammed, la Vérité, L'Amour, La Compassion (...)..sont L'Eau de la Vie Immortelle.. car ce qui les rend vivants, comme nous le savons, c'est l' Amour ( divin)..

 

-  Mon Maître, disons alors  qu'il nous soit accordé  ainsi qu'à nos chers téléspectateurs e boire cette Eau de La Vie..

 

- Amin , Amin...

 

- (...) Chers télespectateurs, avec vous nous allons évoquer différents sujets. Bien-sûr, nous parlerons du  Bien-Aimé Coran, du Dîvan-I- Kebir , des paroles de Hz Mevlânâ dans le Mesnevî..

Le sujet de cette semaine c'est le culte religieux (ibadet). Comment pratiquons-nous? Qu'est-ce qui fait obstacle à notre pratique ? Qu'est-ce qui l'influence? 

Mon Maître, quand on parle du culte, ce qui vient à notre esprit ce sont les prières (Namaz), le jeûne, l'aûmone..Commençons (à parler du sujet: qu'est-ce que le culte religieux?) par cela (si vous le voulez bien), puis ensuite (nous verrons)  plus en détail avec les Ayets, les Sourates, les paroles des grandes figures spirituelles...

 

- Je vous remercie... Comme nous le savons, dans la Sourate Zariyat  (51, Ayet: 56), Notre seigneur ALLAH  dit: "J'ai créé les hommes et les djinns pour qu'ils me rendent un culte (pur)". Au sujet de cet Ayet, Ashabi Kiram vint (accompagné de compagnons)  vers Notre Prophète et ils lui disent "O Envoyé d'Allah.. Notre Seigneur Allah dit "J'ai créé les hommes et les djinns pour qu'ils me rendent un culte".. Qu'est-ce que ce culte? Que devons-nous faire"  

Notre Prophète répond avec une phrase: "Rendre un culte c'est croire en l'Unicité ( Tevhid) d'Allah, c'est connaître (l'Existence d') Allah."

 

"Rendre un culte c'est croire en l'Unicité d'Allah, et connaître Allah"..

Hazreti Shemsi Tebrizi, en abordant ce sujet, dit :

 

"Rendre un culte, consiste simplement (seulement) à dire "Allahu ekber" (Allah est Le plus Grand)."

Il s'agit de la même dimension dans les deux réponses(?), celle de Notre Prophète et celle de Shems-i Tebiz, il s'agit de reconnaître l'Unicité et la grandeur d'Allah.(?)

(...)

- Mon Maître, excusez-moi.. de temps en temps je vais interrompre(?), car peut-être que nos chers télespectateurs ne connaissent pas ce que veut dire "Tevhid"? Ce que je sais c'est de comprendre qu'Allah est Un, de Le voir Un..est-ce juste?

 

- Que veut dire Tevhid? Comme nous le savons, Tevhid, c'est dire "Lâ illahe illallah". Ce qui veut dire : Il n'y a pas de "Illah" à adorer, à se confier, à s'appuyer.. si ce n'est Allah, seulement Allah". Ceci nous pouvons  tous le comprendre dans une certaine mesure.

 "Illah", est un mot d'origine arabe, qui veut dire: "en qui on peut se confier, s'appuyer, croire, faire confiance, qu'on peut désirer, aimer, qui fait peur, à qui on fait des prières" (...). C'est pour cela que (La illahe illallah) veut dire:

 

"la seule personne à qui on va se confier, faire confiance,  sur qui on va s'appuyer, et qu'on va véritablement aimer, à qui on va pouvoir demander, c'est Allah. 

 

C'est pour cela que Shems-i Tabriz a dit que rendre un culte c'est simplement dire Allah est le plus Grand (Allahu ekber). D'ailleurs, nous autres, lorsque nous nous confions seulement à Allah,  que nous nous appuyons seulement sur Allah, que nous supplions seulement Allah,(...) cela veut dire "Allahu ekber" (c'est le véritable sens).

 

Nous autres, en effet nous disons ( avec notre langue) "Lâ illahe illallah".. Puisque Notre Prophète a dit que rendre un culte c'est seulement dire " Là illahe illahllah".. alors tous les musulmans disent "Là illahe illallah". Il y a aussi des non-musulmans qui disent "La illahe illallah". Les musulmans se différencient d'eux en disant en suivant " et Muhammed est son Prophète". Cependant, comme nous l'avions déjà dit dans nos précédentes émissions, et c'est le moment d'en parler à nouveau (?), il ne s'agit pas de dire simplement avec la langue " Là illahe illallah"... 

 

- Il s'agit de vivre dans cet état (d'être)..

 

- Oui,bien-sûr!  C'est pour cela que la règle (la loi) qui est le fondement de l'Islam est: "ce que dit la langue doit être confirmée par le coeur". Cette confirmation par le coeur se fait donc en la vivant. (...) 

Le mot est "Tevhid".. c'est un mot.. pour ne pas en rester au mot, il faut le vivre... et pouvoir dire "Muhammed est Son Envoyé". Si nous pouvons dire "Muhammedin Rasûlullah" et changer notre état d'être en conséquence,  alors nous pourrons dire en le  vivant : "La illahe illallah"(?). 

 

Maintenant... si vous le permettez....

Hazreti Shems-i Tebriz dit que rendre un culte c'est dire " Allahu ekber"... en réponse à cela, Hz Mevlâna dit dans le Mesnevî: "Toi qui  te confie à tout autre, qui  t'appuie sur tout autre, qui croit à tout autre qu'à Allah, comment peux-tu dire "Allah est Le Plus Grand?" 

Dire Allahu Ekber, c'est ne s'appuyer sur rien d'autre que sur Allah, ne se confier à rien d'autre, ne faire confiance à rien d'autre.car dire "Allahu ekber", c'est confirmer ( approuver, certifier, authentifier..) la religion d'Allah. 

Je voudrais à nouveau citer Shems-i Tebrizi: "Hé, Homme, qui n' a aucun doute sur l'Unicité d'Allah (?)... Si tu dis la vérité: combien de personnes sommes-nous?" Car effectivement, on voit (des personnes) niant l'Existence d'Allah, mais on  (l'homme) ne voit pas ceux qui sur cette terre disent qu'il y a deux, trois... Allah.

 

Je vais peut-être prolonger mais.. je voudrais parler de quelques beyits du Mesnevî...

 

Dans un Beyit, Hz Mevlânâ dit ainsi: " Ey, ceux qui disent que Allah est  deux, trois, quatre, cinq, ou plus...! "..

Lorsque votre servante cite ce Beyit ( " Ey , ceux qui disent que Allah est deux, trois, quatre, cinq ou plus..!" ) devant une assemblée, personne ne se sent concerné, car chacun pense qu'il croit en l'Unicité d'Allah. Chacun pense que ce beyit n'a pas de lien avec lui-même.

A sa suite, vient cet autre beyit:

"Puisqu'Allah est Un, et que  tu veux confirmer cette unicité, alors d'où viennent ces peines, douleurs, malheurs? Puisque Allah est Un, alors soit devant Lui comme une balle devant la canne de polo. (?)"

 

"Véritablement , si tu crois en l'Unicité d'Allah et veut le confirmer, soit comme un balle devant la canne du jeu de polo (?)"  

 

C'est comme dans un jeu de polo, donc: la balle est devant un bâton:  quand elle est frappée avec La Force de La Main d'Allah, où qu'elle aille, toi, montre ton contentement. Ne fais pas d'objection..

 

- Ne refuse pas  (ne te révolte pas)..

 

- Cela qui veut dire que l'Unicité, expliquée par nos grandes figures spirituelles, ne consiste pas seulement à dire "Là illahe illallah", ça c'est l'Unicité de la langue.. L'Unicité de l'état d'être, c'est dire "Eyvallah" (Oui inconditionnel) à tout ce qui vient de Notre Seigneur Allah, aux accidents, aux malheurs qui sont des décrets divins.

 

- Mon Maître, si on en revient aux cultes (pratiques religieuses), l'une des parties les plus importantes c'est la prière .. Dûa.. n'est-ce pas ? Cela compte pour être l'essentiel de notre pratique. Mais il y a les Namaz ( prières), les jeûnes, aller à la Mecque, donner l'aumône.. tout cela nous le savons tous..Il y a aussi ceux qui ne font pas leurs pratiques, ou ceux qui ne peuvent pas les faire... Notre Nefs( ego) est toujours en train d'intervenir,n'est-ce pas.. " Mais non, ne fais rien , tu es jeune , de toutes façons.."  .."Mais non, laisse tomber, en ce moment tu gagnes de l'argent, ta carrière est plus importante".. Ce qui nous empêche de faire nos pratiques religieuses, à cause de notre Nefs... pouvez-vous en parler ?

 

- ll y a beaucoup de causes pour empêcher nos pratiques religieuses, mais , si vous le permettez, je voudrais aborder ce sujet ci: 

Quand nous disons (faire) nos pratiques religieuses, nous pensons (les faire) face à Notre seigneur.. Et c'est la source (l'origine) de tout ce qui nous empêche de pratiquer le culte religieux. Nous pensons que nous le faisons pour Notre Seigneur. Alors que nous autres, si par aventure nous faisions la prière ( Namaz) du matin au soir, si nous faisions le jeûne 12 mois dans l'année, pour chacun il y a une pratique religieuse (particulière), n'est-ce pas?... Si du matin au soir nous pratiquions dans la compréhension et la conscience nos cultes religieux.. cela augmenterait-il la  Perfection Divine de Notre Seigneur ? 

 

Et si nous autres nous ne faisions aucune pratique religieuse, rien du tout, cela créerait-il un manque, un défaut à La Perfection Divine de Notre Seigneur? Notre déni, notre insoumission, notre péché, en quoi cela toucherait-il à La Perfection de Notre Seigneur (en quoi cela Lui créerait-Il un manque)?

 

Nous ne faisons pas nos pratiques pour Notre Seigneur, nous les faisons pour notre propre bien. Mais, comme nous ne le savons pas, nous négligeons nos pratiques religieuses.

Quand l'Ayet "J'ai créé les Hommes et les Djinns pour qu'ils rendent un culte" est venu,et comme nous autres  nous avons alors compris que nous pratiquions les cultes religieux pour Notre Seigneur, Notre Seigneur a dit ceci dans un Hadith-i Sherif :

"Je n'ai pas dit que Je les ai créés (pour qu'ils prient) pour m'être utile,mais pour que cela leur soit utile à eux". C'est un Hadith-i Sherif "sacré" ("Kudsi": Hadith du Prophète qui est en réalité la Voix d'Allah). Il est très important pour la compréhension (du sens) de nos pratiques:

"Je n'ai pas créé les hommes et les Djinns pour que cela Me soit profitable... Je les ai créés pour qu'ils tirent profit de Moi"

 

Dans l'Ordre Divin, rendre un culte à Allah c'est être dans le cadre de  "l'état de serviteur d'Allah", de  pouvoir vivre les Beautés de Notre Seigneur (...), et d'en profiter sans aucune limite.

 

Car ce qui permet à  l'Homme de vivre en tant qu'être humain , de  trouver la sérénité,  le salut, et le bonheur, est enfermé ( et caché) à l'intérieur de l'état de serviteur et des pratiques religieuses.

 

- Mon Maître, c'est très important d'équilibrer le nefs (l'égo) et l'âme.

 

- C'est-à dire que nous autres , c'est pour pouvoir vivre les Beautés de Notre Seigneur Allah et profiter de Sa force et de Sa puissance sans limite que nous (Lui) rendons un culte . En conclusion: c'est pour nous que nous faisons cette pratique. Notre Seigneur nous a créés selon (pour, à partir?) (de) ses attributs. Si nous pouvons vivre avec dignité les notions que nous avons comprises dans nos pratiques religieuses(?), alors nous serons véritablement des "voyants", véritablement des "entendants", véritablement des "connaissants".. Il n'y a a à cela aucun profit pour Notre Seigneur, il n'y a d'utilité que pour nous.

Il faut avant tout assoir cela, Efendim, si vous le voulez bien, c'est pour cela que je prolonge un peu: " Af ola", "Dieu nous pardonne", nous , nous ne faisons pas nos pratiques religieuses pour Allah.. Quelque soit la compréhension qu'il y a dans la pratique religieuse, cela est pour notre bien. C'est parce que nous ne savons pas que notre bien, notre beauté, notre sérénité, notre Unification intérieure et extérieure, notre état d'être de serviteur se trouvent cachés (contenus) dans la compréhension (?) de notre pratique, que nous nous trouvons toutes sortes d' excuses pour ne pas la faire, et nous retarderons, retarderons.

 

En conclusion: dans notre vie nous avons tant de choses à faire(...) que nous ne trouvons pas un seul moment .. mais , quelles que soient nos occupations, notre  travail, nos responsabilités, nous trouvons toujours un moment pour manger un repas (et ne le retardons pas)..

 

Personnellement, nous ne retardons aucun de nos besoins (leur satisfaction) , nous trouverons une occasion, un moment. Très ouvertement, devant les téléspectateurs qui sont devant leurs écrans ( je dirai ceci): nous trouverons sans cesse un instant pour tout ce qui sera au service de notre nefs. 

 

Mais pour notre nature essentielle(?), pour notre part d'être humain, notre âme, nous ne trouvons pas de temps.C'est pour cela que nous n'arrivons pas( à les faire), efendim.

Une partie de nous n'est pas ainsi et prend la pratique religieuse très au sérieux, et veut la faire; mais il y a beaucoup de temps devant nous...; on est encore très jeune.. il faut (...) que le temps passe un peu, et ensuite, Inshallah nous serons un musulman très pieux..; nous irons à la Mecque, nous ferons le namaz (prière), nous ferons le jeûne.. mais il est encore beaucoup trop jeune, il lui faut du temps...

 

- Dans les raisons qui sont données ( dans votre livre?) pour ne pas pratiquer, il y a en premier la jeunesse  ("on a le temps"...), puis les contraintes du monde (qui permettent de mettre au premier plan notre nefs), et aussi " Allah nous pardonnera"..

 

-Eyvallah, c'est là où je voulais en venir. Mais cela, c'est la dernière des raisons...

La première est de ne pas trouver de temps: la vie, le travail, la deuxième est "nous sommes encore trop jeunes, nous avons le temps, nous le ferons plus tard Inshallah", et la troisième est "Oui..Allah est Le Miséricordieux, Le Pardonnant.. mon coeur est propre (pur).. quel besoin de faire cela? " . On ne ressent pas le besoin de faire les pratiques religieuses, car Il est le pardonnant... le Miséricordieux...(...)"  ..  (après avoir énoncé ces choses) Hz Mevlânâ répond par un beyit : "Puisque Allah est Le Pardonnant, Le Miséricordieux , L'agissant dans toutes nos affaires(?), quelles sont donc ces inquiétudes au sujet des tes affaires dans ce monde? Allah est Le Miséricordieux, le Pardonnant.. alors oui, sois tranquille, ne t'agites pas! " Hz Mevlânâ dit ainsi qu'il n'y a pas de véritable croyance en "Allah est le Tout Miséricorde, Le Pardonnant, L'Agissant dans toutes nos affaires(?)"...Une personne qui croie véritablement qu'Allah est le Tout Pardonnant et Le Tout Miséricordieux, ne s'appuie en effet que sur Allah, ne se confie qu'à Allah, ne se fie qu'à Allah. C'est véritablement une personne qui dit "Allahu ekber".

Alors que nous autres, en disant qu' "Allah est Le  Miséricordieux et Le Pardonnant".. (et en reportant (nos pratiques)(?)) ,nous ne pouvons pas dire dans son sens de Vérité  "Allahu ekber",  En effet, il ne s'agit pas d'autre chose que nos failles, nos fautes, nos manques..

 

Comme nous le savons,et je voudrais en parler à nouveau, Hz Atta ullah Iskenderi a sur ce sujet de très belles paroles et de très beaux ouvrages. Il dit ceci: "Ne pas faire vos pratiques cultuelles, puis ensuite en être désolé, contrit ( "je n'ai pas pu le faire, j'ai raté (l'heure de) ma prière...; il y a eu ceci et cela,et  je n'ai pas pu tenir mon jeûne...")...Se désoler ainsi n'est rien d'autre que la stupidité du nefs. C'est une forme de tromperie ( duperie) du nefs.

 

"Aujourd'hui je n'ai pas le temps, Insahallah je pourrai  faire aboutir mes pratiques religieuses plus tard.J'irai à la Mecque, je ferai mon namaz (prière), je tiendrai mon jeûne, je maîtriserai (?) mon corps. Cet état  en moi est  au beau milieu. J'ai mes enfants, mon travail. Mon travail est intense..comment puis- je le faire? " ..

 

Dire cela, en reportant ensuite nos pratiques cultuelles à plus tard, ce n'est rien d'autre qu'une manière pour le nefs  de nous faire marcher.

 

Comme nous le savons, ce qui rend l'être humain vivant est enfermé (caché) à  l'intérieur de nos pratiques religieuses. Nous autres, ce que nous n'avons pas fait étant jeunes, il ne sera pas possible d' y arriver en viellissant.

 

- Mon Maître,cependant, les pratiques cultuelles sont des commandements d'Allah, dans le Coran il y a des commandements et des interdictions,  même s'ils sont différents.. Dans le Coran , par exemple, il est dit: "Faites attention à vos pratiques " (...).

 Dans beaucoup d' Ayets, il est question de"mourir avant de mourir".. (On en parle souvent dans le Mesnevî , n'est-ce pas ?  A savoir: "De quoi s'agit-il?".... ) .. ( On dit aussi ) "Tournez-vous vers votre Mecque avant la mort"; "Retournez -vous, retournez votre Nefs", c'est très important.

Et je pense que les pratiques religieuses ont un très grand rôle dans l'évolution du Nefs... Cela est-il juste, mon Maître?

 

-Estagfirullah, c'est tout-à-fait juste, vous avez abordé un sujet très beau.

 

Le but des pratiques religieuses est d'en acquérir (découvrir) la Vérité.

 

Le fils aîné de Hz Mevlânâ, Sultan Veled Hazretleri, a dit que: " En disant "faire des pratiques", toi, tu  comprends cela comme:  faire les prières (namaz), faire le jeûne, pleurer du soir au matin avec des gémissements (plaintes).. Tout cela, ce sont les causes (qui permettent de) faire ces pratiques. La véritable pratique religieuse est l'état d'être qui en ressort."

Une parole qui y ressemble a été dite par Abdul Kadîr Gelaynî:

" les pratiques comme la prière (namaz), le jeûne (oruç), sont comme de la salade au début d'un repas.

Le véritable repas vient après". 

 

 Comment devons-nous comprendre cela? Le but de nos pratiques est d'atteindre la profondeur, l'âme, le caractère particulier de l'état d'être de celles-ci..

 

Sultan Veled Hazreteri a dit ceci:

" Notre seigneur Allah dit que faire la prière (namaz) éloigne l'être humain de toutes sortes de mauvaises actions.. Aussi, si tu fais ta prière, et qu'en même temps tu continues à agir en fonction de tes sentiments égotiques, alors c'est que n'as pas (du tout) fais ta prière.."

 

Textes écrits:

"J'ai créé les hommes et les djinns pour qu'il rendent un culte (pur)"

Sourate Zariyat, 56

 

"L'être humain peut tout faire.Cependant, le but de sa création est de servir et d'adorer (par des pratiques) Allah".

Hz Mevlânâ

 

- Faire la prière (namaz), faire le jeûne... le but de nos différentes pratiques spirituelles est de parvenir aux états d'être qui y sont scellés ?)..Leur véritable signification.. c'est de dire "Muhammed est l'Envoyé d'Allah"...C'est parvenir aux  qualités morales de Notre Prophète. Nous autres,  quelques soient nos pratiques religieuses, (la prière, (le voyage à) la Mecque, l'aumône,le jeûne),si nous les faisons et que nous n'avons pas atteint l'état d'être et les qualités morales de Notre Prophète, c'est que nous n'avons pas pratiqué.

En rapport avec cela , il y a une très belle histoire dans le Mesnevî, si vous le permettez...

 

... J'aimerais en parler... Vous avez rappelé à votre servante le sujet de "mourir avant de mourir"...

 

C'est une histoire au sujet d'un amoureux et de son Bien-aimé...

 

L'amoureux vient en présence de son Bien-Aimé, (avec) deux yeux qui sont deux fontaines,et  le coeur en feu, et il dit: "O mon Bien-Aimé! O Mon Bien-Aimé! Dis-moi ce que je dois faire! Je suis arrivé à cet âge, et mes larmes n'ont jamais cessé ( de couler). Personne ne m'a jamais vu me coucher sur le ventre. Personne ne m'a trouvé dans la tranquilité. Dis-le moi, Mon Bien-Aimé, que veux-tu d'autre , que veux-tu de moi, que puis-je faire d'autre? " Aucun bruit ne provient du Bien-Aimé.. L'amoureux continue... : "Dis-le... Si tu le veux, je me jetterai dans le feu comme Hz Ibrahim.(...). Que mes yeux soient aveugles en pleurant sans cesse comme Jacob. (...) Que puis-je faire, dis-le?" dit-il... "Que je me jette dans un puit comme Yusuf.. Que je reste dans le ventre d'une baleine comme Yunus...Dis... Que dois-je faire? " Aucun son ne parvient du Bien-Aimé. L'amoureux est dans un état pitoyable. Le Bien-Aimé relève la tête, et lui dit: "C'est vrai, ce que tu dis est vrai. Tu as fait tout ce que tu viens de dire.. mais...tu n'as pas fait la véritable chose que tu dois faire..." "Dis-le , Mon Bien-Aimé, je ferai tout ce que tu voudras".. "Meurs, meurs..Tu as tout fait mais tu n'es pas mort,tu n'as pas cherché à mourir." Alors, dès qu'il entend cela, l'amoureux, au même instant... le sourire aux lèvres.... MEURT.

​Aussi... Après avoir raconté cela dans le Mesnevî, Hz Mevlânâ  dit ceci: "Tu as fais la prière, tu as jeûné, tu es allé à la Mecque, tu as donné l'aumône.. Oui, tu as pratiqué selon ton entendement.. mais tu n'es pas mort, tu n'es pas mort ( tu n'as pas voulu mourir). Meurs!"

 

Que veut dire cela? Selon Notre Prophète , il s'agit de parvenir au secret de "Mutû Ente Kable Mutû", soit de "mourir avant de mourir". Le but de nos pratiques est d'éduquer le nefs. Le mener à un état de mort. Comme nous le savons, le nefs ne meurt pas. Le nefs est éduqué, et devient alors comme un mort. Il est sans mouvement, il devient comme un mort. 

 

- Il ne se glisse plus nulle part (?)... Plus rien ne peut l'influencer(?).. il va droit vers  sa propre  destinée(??).. C'est ainsi que je le vois..

 

- Eyvallah, Eyvallah.. C'est juste....  Le but des pratiques.. Nous autres, en disant "pratiques spirituelles", nous ne devons pas les enfermer dans une forme, n'est-ce pas ? 

 

-Efendim ,il y a une très belle histoire de Beyazit Bestami Hazletleri au sujet de "rester dans la forme".. vous en souvenez-vous?

- Je m'en souviens, Efendim, je voudrais la raconter..

Nous autres en disant "Pratiques religieuses", avec bon sens(?) nous nous en tenons à ce que nous en avons compris,soit, les 5 obligations: la prière, le jeûne, l'aumône, le voyage à la Mecque , dire la Şehadet (proclamer l'Unicité d'Allah et reconaître Son Prophète Muhammed), mais  nous ne pouvons les sceller dans une forme, un modèle de la sorte.

 

Tout ce qui est beau est dans le cadre de ces pratiques religieuses, n'est-ce pas? Toutes les belles conduites morales, tout ce qui es fait avec une opinion favorable, est une pratique spirituelle. D'après Notre Prophète, un sourire .. c'est une pratique spirituelle... Soulever une pierre.. C'est une pratique spirituelle....Montrer de la tendresse à quelqu'un c'est une pratique spirituelle....Tout ce qui est fait avec une bonne intention est une pratique spirituelle... Il ne faut pas enfermer les pratiques religieuses dans les 5 obligations de l'Islam. 

 

- Mon Maître je voudrais rappeller un très beau passage de votre livre: " S'occuper des gens (et avoir de la bienveillance(?)  peut venir à la place de l'aumône. Regarder notre entourage avec un oeil qui retire des leçons ( de ce qu'il voit). Apporter de bonnes paroles. Un petit sourire. Aimer les animaux.. Tout... est une pratique spirituelle.

 

- Oui, faire les choses avec un appriori, une opinion favorable, une bonne intention, est une pratique. Il ne faut pas enfermer la pratique dans une forme particulière.

Efendim comme vous l'aviez dit, il y a une histoire en relation avec cela de Hazreti Beyazit Bestami .

 

Une personne vient rendre visite à Beyazit Bestami, et en sortant de l'entretien, il se met à chercher en se promenant (de droite et de gauche). "Que cherches-tu demande Hazreti?", " Je cherhe un lieu propre pour prier", dit l'homme. La réponse de Beyazit  Bestami: "Tiens ton coeur propre , et tu pourras prier à l'endroit où tu voudras".

 

Je voudrais, au sujet de "ne pas en rester à la forme", raconter une histoire de Ebul Hassan Harakanî:

 

Il y a deux frères , frères en Dieu, de grande beauté intéreure. Ils ont une mère agée qui nécessite qu'on s'occupe d'elle. Les deux frères se sont entendus entre eux: un jour c'est un frère qui s'occupera d'elle, le jour d'après c'est l'autre frère qui s'en occupera, et  ils serviront ainsi, sans laisser leur mère dans le besoin. Un jour, pendant qu'un frère s'occupait de sa mère, l'autre frère a fait ses pratiques religieuses, d'une telle intensité, dans un tel état d'être que.. lorsqu'il fallut s'occuper (à son tour) de sa mère, cet état d'être si beau l'a tellement emporté qu'il dit à son frère: "Mon frère, aujourd'hui je suis  une telle forme de sensibilté et dans un tel Amour...Si tu pouvais aujourd'hui aussi t'occuper de ma mère à ma place..si je pouvais du soir au matin rendre un culte à Allah dans cet état d'être..." Le frère dit: " Bien-sûr! Puisque tu es dans un si bel état d'être, je m'occuperai de ma mère"...

Et le frère qui fait des prières passe toute la nuit éveillé,  à prier sur le tapis de prière, avec les deux yeux comme deux fontaines .

Puis, une voix qui vient de l'invisible:

" O Mon serviteur ! Si jamais tu voulais avoir l'honneur d'être pardonné par Mon Paradis ou Ma Beauté (?), (sache que) c'est pour l'honneur de ton frère que J'ai pardonné (?). Lève-toi, désormais. Cela suffit de verser autant de larmes."

La personne revient à elle-même et dit "Mon Seigneur! Moi qui t'ai supplié en versant tant de larmes nuit et jour.. Mon frère, lui , là-bas, s'occupe de notre mère..Tu m'as pardonné (de) par le bon augure de mon frère (?)... Qui détient la sagesse ? (?)"

La réponse de Notre Seigneur: "Toi tu as prié pour Celui Qui n'au besoin de rien, alors que ton frère est au service qe quelqu'un qui est dans le besoin... Je n'ai pas besoin de tes prières! Mais ta mère a besoin de vos services. Assurément, c'est en l'honneur de ton frère que Je te pardonnerai."

 

- C'est très beau...

 

 

- "Toi , tu sers Quelqu'un Qui n'en a nullement besoin"... C'est tellement beau, n'est-ce pas ? 

 

- Mon Maître , nous pouvons sortir ceci de cette histoire: parfois, nous voyons dans notre entourage des persones faisant très bien leurs pratiques religieuses regardant avec condescendence ceux qui ne les font pas .. Du genre :" tu ne fais pas tes pratiques", ou bien "tu fais une erreur".. Appelle-t-on cela "le mauvais oeil"?

 

- Eyvallah...

 

- Et bien-sûr nous nous en attristons... Bien-sûr personne ne peut le savoir. Tout est su de Notre Créateur, d'Allah. Personne ne doit blâmer personne. "Lui fait ses pratiques, cet autre ne les fait pas..." Nous ne pouvons rien savoir. Cette histoire est un très bel exemple pour cela bien-sûr..

 

- Eyvallah, ma chère Efendim..Nous ne pouvons savoir, nous ne pouvons savoir qui est près de Notre Seigneur.. D'où pourrions-nous le savoir?

 

- Mon Maître.. Parfois , de certaines personnes de notre entourage qui font beaucoup de pratiques religieuses, on dit ceci: "Comme il (ou elle) est devenu lumineux! Comme il est serein et silencieux. Moi aussi j'aimerais faire cela! " On voit qu'il fait des Zikrs, et on fait des Zikrs. Ou bien il fait les 5 prières par jour, et on en fait(?). Il y a une forme d'imitation.

 

Il y a une très belle histoire de Notre Prophète, qui est aussi dans votre livre, et que je voudrais raconter (?)(..): Un jour Notre Prophète a dit : "Qui rendra service avec le coeur et l'esprit à Notre Seigneur pendant 40 jours, des ruisseaux de sagesse se mettront à couler de sa langue (?)" . Sur ce, il y a une charmante histoire au sujet de deux "sahabi" (Personnes ayant vu ou été en présence de Notre Prophète)... Pouvons-nous l'entendre de vous-même, mon Maître?

 

- Eyvallah, j'aimerais la raconter...Mais j'aimerais achever (conclure), avant de l'oublier, notre précédente conversation..

 

- Bien-sûr..

 

- En ce qui concerne ceux qui font leurs pratiques religieuses et disent aux autres "ils nes les font pas", il y a une parole de nos grandes figures spirituelles qui dit ceci:" Il est préférable d'être ignorant qu' exalté par sa science et ses actes. Car la connaissance et les actes (que nous faisons), c'est-à-dire les pratiques religieuses, ne sont pas là pour nous rendre exaltés mais plus affermis (forts)(?) "... Nous autres, si nos pratiques ne nous emmènent pas vers l'effacement (de soi), l'annihilation, et, comme nous l'avons évoqué , la mort avant la mort, la mort.. Si ces pratiques ne nous emmènent pas vers la mort, vers l'annihilation... nous donnant un état fièvreux (exaltation), nous font regarder de haut  ceux qui ne font pas leurs pratiques... et sont un prétexte ( une occasion) pour regarder avec mépris d'autres personnes... Assurément...Il ne viendra aucune  sagesse ni bienfait de ces pratiques.

 

- Mon Maître , sur ce point,je voudrais demander (peut-être y a-t-il là sujet à discussion): la foi est-elle plus utile (meilleure, de bon augure) que les actes ?

 

- La Foi est plus utile que les actes...? Comme nous le savons , la foi prend sa source dans "croire"? En fait, Foi veut dire croire. Hz Sultan Veled dit "La Foi c'est l'Amour". On lui a donné le nom de Foi.. Assurément,  l'Amour est au-dessus de tout. Assurément , des pratiques faites sans amour, sèches, ne viendra aucun bienfait. Assurément, la Foi est importante. Assurément, l'Amour est important. Assurément, dans l'essence, la pâte même des pratiques il doit y avoir de l'Amour. Les pratiques faites d'une manière sèche, sans Amour porteront en effet les personnes à devenir exaltées. C'est pour cela que la Foi, c'est-à-dire l'Amour est  tellement important...

 

Une histoire à propos des pratiques

 

Je n'oublie pas l'histoire des deux persones (ayant vu Le Prophète) : Notre Prophète dit dans un Hadith-i Serif: "Qui fait avec le coeur , et dévotion, pendant 40 jours des pratiques religieuses, verra sortir de sa bouche  (et à travers ses états d'être) des ruisseaux de sagesse (?) "; cette histoire , Shems-i Tebriz l'a racontée dans son oeuvre Makalat :

" Entendant cela , un homme, un Sahabi, (Homme connaissant Le Prophète), entre en retraite, et  fait pendant 40 jours des pratiques telles qu'il manifeste les états d'être que Le Prophète a décrit, que l'ancien Sahabi disparaît, et à sa place vient un nouveau Sahabi. Le deuxième Sahabi, voyant cela, imite le premier Sahabi,  fait les mêmes pratiques, entre dans la même retraite...et en ressort tel qu'il en est entré. Il n'y a aucun changement de son état. Il s'en étonne et va rejoindre en courant notre prophète. Il dit : "O Envoyé d'Allah. Tu as dit que quiconque fait pendant 40 jours des pratiques avec le coeur et avec  dévotion , verra  des ruisseaux de sagesse couler de ses paroles et de son état d'être. Un tel Sahabi, lui, l'a fait, et cela s'est passé (ainsi). Moi je l'ai fait et j'en suis sorti comme je suis entré. (...) Quel est cet état ? " Notre Prophète répond: "Comme tu l'as dit, "qui fait avec le coeur et dévotion les pratiques ..." . Faire des pratiques avec le coeur et avec dévotion, c'est les faire uniquement pour Notre Seigneur. Or toi, tu n'as pas fait ces pratiques seulement pour Notre Seigneur. Tu as imité ton camarade. C'est pour cela que tu les as faites. C'est pour cela qu'il n'y a pas eu en toi  cette émergence (d'un état) d'un état comme celui-la. C'était de l' imitation. 

 

Hz Mevlânâ , dans un Beyit du Mesnevî, dit ceci:

"Si tout ce que tu fais n'est pas fait pour le contentement d'Allah, alors ce n'est rien (c'est comme si ce n'était rien), cela ne sert à rien."

Voyez :...Il est entré 40 jours en retraite..soir et matin il a dit "Allah"...Qui sait quelles sont les pratiques spirituelles qu'il a faites à sa façon... résultat: il est sorti de cette retraite comme il en est entré.. Pourquoi? C'était une façon de se montrer.. une imitation... Il y avait le désir de se recouvrir avec l'état d'être de quelqu'un d'autre.

 

La pratique se fait uniquement pour le contentement du très Haut....mais il y a encore quelque-chose  au-delà de cela. Tu laisseras aussi (tomber) (de faire les pratiques) "pour le contentement d'Allah". Un être humain sera un serviteur si effectivement il vit d'une façon qui soit digne d'être un serviteur. Assurément, Notre Seigneur Allah est Le Connaissant (Ilim), L'Entendant (Semi), Le Voyant (Basar), Il ne laissera pas l'Acte de Son Serviteur sans réponse. Il y a un moment où  tu dépasseras (le besoin de faire des pratiques) pour le contentement d'Allah.

 

40 Mn d'émission

 

Car il n'est pas de chose plus stupide - et je voudrais bien insister là-dessus- que d'attendre quelque chose en retour de nos actes. 

 

 

- Pourquoi attendrions-nous quelque chose de Notre Seigneur en retour de nos actes, de nos pratiques? Exactement comme dans le début de notre émission...Nous pensons que nous devons faire nos pratiques religieuses pour Allah.. mais alors, nous voulons une contre-partie. Pour 99 pour 100 d'entre nous le Paradis est très important, nous voudrions le Paradis. Nous avons fait notre pratique.. et en échange...  (nous voulons) Le Paradis! C'est la plus grande erreur qui soit! 

Hz Mevlânâ a dit ceci dans le Cher Mesnevî: 

 

"En attendant une contre-partie de leurs pratiques spirituelles, les êtres humains sont tombés dans le plus grand péché de dualité ( Şırk).

En conclusion: nous ne faisons pas nos pratiques pour Allah. Mais nous pensons que nous le faisons, et comme nous pensons cela, comme nous pensons avoir fait un bien pour Allah - comme si Allah avait besoin de nos pratiques  - nous attendons en contre -partie une réponse...

(...)

 

Je voudrais parler de Notre Mère Rabbi'a.

Comme nous le savons, deux très hauts Sultans (de la spiritualité) viennent rendre visite à Notre Mère Rabbi'a. Je dis bien "De très hauts Sultans".. Voyez, il ne s'agit pas de n'importe qui...

Notre Mère Rabbi'a demande:

"ô, être humain sacré, comment en es-tu arrivé à cette beauté?" 

- Ya Rabbi'a, j'ai entendu dire qu'il y avait un Paradis de Notre Seigneur Allah, j'ai voulu y être introduit, aussi ai-je abandonné tous mes désirs."

Elle demande à l'autre Sultan:

"ô, très haut sultan, toi comment es-tu parvenu à cet état ?"

- Ya Rabbi'a  j'ai entendu qu'il y avait un enfer de Notre Seigneur Allah, et j'ai voulu en rester éloigner ."

 

 

Et Notre Mère Rabbi'a de dire: "AAAhhh! AAAAhhh! Ne peut-on faire des prières pour Sa Gloire (Sa Renomée) sans qu'il ne Lui soit de paradis ou d'enfer

 

"Sans enfer ni paradis".. ce qui veut dire : "Sans la peur de l'enfer, sans le désir du paradis"..

 

Faire des prières pour Sa Gloire ne Lui convient-il donc pas ?

 

 

C'est pour cela que Yunus Emresachant que sans enfer ni paradis rendre un culte à la Gloire d'Allah est justifié (?),  a écrit ainsi:

Cennet cennet dedikleri 
Birkaç köşkle birkaç huri 
İsteyene Ver anları 
Bana seni gerek seni 

 

 

Et ce qu'on appelle paradis :

quelques palais et quelques houris

Donne-les à qui voudrait;

c'est toi, toi qu'il me faut. 

 

Ils ont dit... Je voudrais aussi parler de celà... 

"Quand tu attends une contre-partie de tes pratiques, on attendra de toi fidélité et  droiture".

 

Croirez-vous cela? Un être humain qui connaîtrait cette parole, qui l'entendrait dans son âme, comment pourrait-il avoir l'audace de demander une contre-partie à ses pratiques ? 

"Si tu attends une récompense à tes pratiques , on attendra de toi fidélité ( constance) et Loyauté (droiture)...

Quelle constance, quelle droiture,quelles pratiques spirituelles pourraient être assez dignes de Notre Seigneur pour que nous puissions dire à Notre Seigneur: " J'ai fait pour Toi de telles pratiques que j'attends en retour une contre-partie"? Qui aurait cette audace et ce culot?

 

- Mon Maître, j'espère qu'un jour nous serons tous parvenus au stade que vous décrivez, Insallah.

Mais entre les serviteurs, il y a une croyance différente, vous le savez. C'est pourquoi ce point dont nous avons parlé est très haut, il est plutôt pour les amis d'Allah, les Saints (Hazret). Je pense à moi-même.. (je me dis que) c'est pour cela que dans le Cher Coran , les commandements et les interdictions sont si évidents. Ils sont utiles pour l'évolution du nefs de tous les serviteurs (et de leur connaissance). Et sur ce point nous voyons que les pratiques spirituelles sont très importantes.

Dans le Mesnevî, il y a aussi cette phrase: " Pour chaque être humain, il y a un lieu et une forme de pratique spirtituelle en fonction de ses possibilités"

 

Nous pouvons relier cela à ce que nous disions, n'est-ce pas ?

 

 

- Oui , tout-à-fait ..

 

- Je veux dire que chacun selon son caractère, sa nature, un peu selon son vécu, selon son destin,  vit ses pratiques spirituelles selon une forme propre.(...)

 

 

- Tout d'abord, je voudrais faire une croix ( Elle fait le geste de la croix) sur ce que vous avez dit sur le destin... Je vous prie de m'excuser...

Nous avons déjà parlé de ce point auparavant. Ainsi.. Tu ne fais pas les pratiques que Notre Seigneur t'as offertes par grâce, pardonnant à Son Serviteur, tu ne vas pas accepter ce cadeau(qu'Il te fait), puis tu vas dire "qu'y puis-je? C'est le destin écrit sur mon front).. Ceci n'est rien d'autre qu'une ruse du diable, ou du nefs, pour tromper l'être humain.

 

"Je ne fais pas mes pratiques spirituelles, je ne fais pas mes actes de servitude,je ne suis pas un bel être humain, mais qu'y puis-je,  mon destin est inscrit sur mon front" : c'est une croyance erronnée. (Elle refait le signe de la croix). Je passe cela...

 

Ils disent que.. en ce qui concerne attendre une contre -partie des pratiques: je vais ajouter un point ici, veuillez m'excuser..

 

(Pouvoir) Faire des pratiques spirituelles est le plus beau cadeau d'Allah à Son serviteur. (...)

C'est un présent que te fais ton Seigneur, ces pratiques.. Il t'a fait ce cadeau, mais tu en voudrais un autre, en disant que tu ne l'accepte pas ! "Comment sais-tu qu'il t'en donnera un autre", disent nos grandes figures spirituelles! Cela ne te suffit-il donc pas d'avoir été considéré comme digne de faire ces pratiques spirtituelles? Car il n'est pas donné à  tout le monde de pouvoir pratiquer. Ce n'est pas une question de destin non plus. Il n'est pas donné à tout le monde de pouvoir se souvenir d'Allah ( en répétant Son Nom).. Et je dirais encore une fois que ce n'est pas une question de destin. 

Une permission donnée par Allah à un être humain...de répéter Son Propre Nom. Etre jugé digne de faire des pratiques , c'est le plus grand cadeau qui soit..

 

... dire ensuite "j'ai accepté ce cadeau, Seigneur, donne-moi en échange de mes pratiques une contre-partie" ... c'est une erreur, de l'ignorance.

 

 

Si nous en revenons au point que nous avons abordé: 

 

 

Il y a pour chacun une forme de pratique spirituelle différente, en fonction de son caractère, de sa nature...

 

C'est pour cela, Efendim, qu'il est dit dans la Sourate Bakara: " Nous avons fait couler de différentes sources des eaux différentes, pour qu'ils puissent boire selon leurs propres caractères".

 

Et pourquoi y a t-il différentes sectes, voies? L'Essence (L'Etre absolu) est unique, La Vérité est unique, la Religion est unique, La Parole commune à tous est "Lâ illahe illallah Muhammeden Resûlullah".

C'est le centre.

Mais au-dessous de ce centre, il y a des distinctions qui sont faites ( geste des mains qui partent de ce centre vers le bas),  il y a différents groupes (sectes) pour que chacun puisse comprendre à sa façon (?).

Toujours pour que chacun puisse comprendre de sa propre façon, il y a différents voies (Tariqât = voie). Il y a des voies qui vont à Notre Seigneur.

Pourquoi cela est-il ainsi?  Ce n'est pas d'avoir rompu avec l'Unicité. C'est une fois de plus une grâce de Cette Unité pour nous (?). 

 

Chacun a son caractère, ses états d'être, ses conduites, ses conditions d'éducation, ses lieux de vie, sa famille. Cela n'est pas dû à une seule chose (?) C'est pour cela que Notre seigneur a créé les différences, pour que chacun  choisisse une voie à sa convenance et la suive.(...) "Mon Serviteur, Viens! (...)Il ne faut pas s'attarder aux noms et aux formes. Il suffit que tu trouves une voie (..) , viens!"

 

Seulement ,nous autres,si , ne tenant pas compte de la grâce que nous a accordé Notre seigneur, nous ne suivons aucune de ces voies, alors en effet,  (nous en revenons à) ce que nous avions dit tout au début: Dans la sourate Zaryat , Notre Seigneur Allah dit : "J'ai créé les êtres humains et les djinns pour qu'ils  me rendent un culte". C'est fini!

C'est un tel ordre divin que celui-ci!

Les formes de pratiques ne sont pas du tout importantes; chacun fait selon son propre caractère, (il choisit) une Tarikat, (...),à l'endroit où il se trouve.. Il fera faire ses pratiques sous une forme ou une autre... il n'y a aucun moyen d'y échapper. 

 

Mais aussi, il est des populations (des groupes de gens) , qui font des pratiques religieuses, qui nient l'existence de Notre Seigneur... Nous ne pouvons pas nier cela. 

Seulement il y a cet Ayet: "Je les ai créés pour qu'il fassent des pratiques religieuses".

Cet Ayet va venir trouver sa place.. Comment va-t-il le faire? Voyez: "soit avec le coeur, soit sans le coeur"...

 

50 mn d'émission

 

- Hz Mevlânâ dit ceci: "Soit l'être humain se met en état de servitude (Kulluk) avec le coeur, et reste dans la connaissance et le secret de son créateur avec le coeur, soit il le fait dans la difficulté, l'humeur sombre, la peine,l'inconscience, disant "ô Mon Seigneur,ô Mon Seigneur, ô Mon Seigneur"

Soit Il reste dans la gratitude, "Dieu Merci! Dieu Merci! Dieu Merci !" ( en s'i nclinanten avant, la main sur le coeur) ..avec ce geste....

Ou alors dans l'absence, l'inconscience, à l'intérieur des peines et des soucis, parcequ'il n'y a pas d'autre branche à quoi s'accrocher, parce qu'on y est obligé... et on dira "ô Mon Seigneur".

 

Hz Mevlânâ dit aussi ceci dans le Mesnevî:

 

" Même ceux qui renient  Allah , lorsqu'ils sont dans le malheur,  la souffrance et la peine, sans même s'en rendre compte et  sans savoir (ce qu'ils font), disent "ô Mon Seigneur" ".

 

- Mon Maître,dans la Sourate Zümer(39 : Les Groupes), Ayet 54:

 

Et revenez repentant à votre Seigneur, et soumettez-vous à Lui, avant que ne vous vienne le châtiment et vous ne recevez alors aucun secours.

 

 

Dans le Coran tout est si clair, si net...Il suffit de pouvoir Le lire correctement, (...). (?); je pense que c'est un devoir pour moi de  (faciliter) la compréhension spirituelle, Je m'efforce de poser des questions dans le but de rendre tout clair pour nos chers téléspectateurs, car moi aussi j'apprends, mon Maître.

 

- Estagfirulah, nous tous nous apprenons, Efendim..

 

 

- Les pratiques religieuses sont un sujet (une question) véritablement très importantes; faire ou ne pas faire les pratiques, les faires d'une manière juste ou non...ne pas laisser le nefs s'en emparer (?)...

Les choses sont d'ailleurs très clairs à ce sujet.

 

 

- Oui, c'est très clair et très explicite. Il y a sur ce sujet un point très important que je voudrais aborder. (...)

Hz Mevlânâ dit dans le mesnevî(..):

"Allah a créé l'enfer comme une "mescit" (mosquée) pour se nettoyer (purifier)".

Voyez... cela, c'est une vue et une approche très différente.

Car c'est  seulement à l'aboutissement de ses pratiques spirituelles, en se nettoyant (purifiant), que l'être humain parvient à s'élever au degré  de serviteur  (servitude)

En disant "servitude", il s'agit ( en fait) du plus haut degré de station spirituelle.

 

Lorsque nous disons "servitude" , nous l'entendons comme quelque chose de commun, alors qu'il s'agit du plus haut grade spirituel (?).

 

Hz Muhhidiyn Arâbî dit ceci: "J'ai passé tous les grades spirituels. Mais j'ai vu que le plus beau des grades était celui de "Abdul Zelil": Il est devenu "Zelil"(misérable), sans valeur, c'est le grade de serviteur. 

 

En face de qui est-on misérable, sans valeur, ne sommes-nous rien? En face de Notre Créateur, assurément.Nous autres, si nous pouvons vivre en étant dans l'observance  de nos pratiques spirituelles (chacun à sa manière), en étant dans la connaissance de cet état de servitude, dans la teneur de ces pratiques, nous nous nettoierons (purifieront).Car nous sommes venus dans ce monde en étant propres (purs), dans l'état de lumière(?).

Mais en vivant dans ce monde, nous avons sali, sali (cet état). Comment?

Avec notre moi, notre ego, avec nos pensées et nos sentiments ( issus) de ce monde, nous avons enfoui ( nus nous sommes fermés à) notre Lumière.

 

Ce que nous recherchons en faisant nos pratiques, c'est de nous nettoyer pour retrouver cette Lumière. Allah est propre (pur), Il aime les êtres propres.

Les amoureux de Dieu sont purs, ceux qui entrent dans la mescit (mosquée) des amoureux sont ceux qui se purifient .

Ainsi , dans l'observance de nos pratiques religieuses, nous seront sans cesse en train de faire ds ablutions.. Or les ablutions ne font pas avec de l'eau, Efendim, sinon ce sont des ablutions "extérieures", n'est-ce pas?

 

Ce que nous avons sali avec notre ego, notre égoisme, nos pensées et sentiments de ce monde, comment pouvons -nous les laver avec de l'eau?

 

 

C'est avec l'observance de nos pratiques que nous allons nous nettoyer...

 

 

- Nous nettoyons nos bouches, puis à nouveau il en sort de mauvaises paroles!...

 

- Nous allons nettoyer notre intérieur avec des états d'être purs  (propres) , des pensées pures.

 

Alors nous autres, soit nous tiendrons notre monde intérieur propre en toute connaissance (de cause) , dans l'Amour, l'adoration divine, et la dévotion...(en disant "ô Mon Seigneur!")

 

(...)

 

Soit nous nous nettoierons en étant dans la difficulté, les peines et douleurs de ce monde (en disant "ô Mon Seigneur!"),

 

soit nous nous purifierons en étant dans le lieu appelé enfer, en brûlant ..

(Là-bas) c'est  une mescit (une mosquée).

C'est un lieu de purification.

 

Souhaitons que nous puissions nous nettoyer et venir purifiés en présence de Notre Seigneur, sans passer par le lieu de l'enfer.

 

- Insallah , mon Maître. Vous avez évoqué "Les amoureux de Dieu".. cela me fait revenir à votre livre.. J'aime tellement votre livre!

 

- Ce n'est pas le nôtre, ne disons pas que c'est le nôtre. C'est le kalam de notre Seigneur...

 

 

- Dans le Mesnevî il est dit ceci:

"Hé l'amoureux de Dieu!   Surtout ne crois pas en toi, ni dans les pratiques religieuses que tu as faites!

72 façons de croire se sont cachées dans les profondeurs de ton coeur, ce n'est là qu'une des possibilités. Si jamais tu t'affaiblis , il en résultera une contrepartie, et si cela te fias sortir  de ta route, il n'y aura que des regrets ( Eyvah!)". Cela veut donc dire, mon Maître, que même si nous devons faire aboutir nos pratiques religieuses, nous ne devons pas faire le fier, disant "j'ai accomplis toutes mes pratiques(...)".

 

- Oui, nous faisons nos prières pour Notre Seigneur, et nous n'attendons pas de contre-partie de la part de Notre Seigneur. Si nous y mettons une attente, comme le dit Notre Prophète, alors la dualité  y est mêlée (elle s'interpose).Notre Seigneur est Le Voyant, l'Entendant, Le Savant, Le Juste,   assurément il ne laissera rien sans réponse, que l'on ne s'inquiète pas. Si nous accomplissons les pratiques religieuses dont Notre Seigneur nous a gratifiés, nous pardonnant, nous trouvant dignes de les recevoir comme des cadeaux, alors, ne nous inquiétons pas, assurément Notre Seigneur donnera beaucoup, beaucoup, en contre-partie. C'est  le premier degré auquel nous devons faire très attention: ne pas attendre de contre - partie de nos pratiques religieuses. Si nous attendons quelque-chose , la dualité (le fait d'associer quelque chose à Dieu) entre d'une manière secrète dans notre pratique. e deuxième degré, c'est qu'au lieu d'être exalté par notre savoir et nos actes, il faut être plus fort (renforcé) , triste, disant "Mon Seigneur, quelque soit ce que je fais, je ne serai jamais digne de Ta beauté, je ne le peux pas", et voyant nos manques.

La pratique religieuse tient lieu de miroir face à l'être humain. Lorsque ce miroir est là, l'être humain ne peut que voir ses fautes et ses manques.

Nous ne nettoyons pas notre miroir ! Si nous en restons encore à la saleté, la rouille, apportée par celui d'en face, c'est que notre miroir est sale et rouillé; car le but de nos pratiques est de faire briller le miroir de notre coeur, et lorsque nous ferons briller ce miroir du coeur, il pourra nous révéler à nous-même; et lorsqu'il nous révèlera à nous-même, immanquablement l'être humain dira : "Mon Seigneur, comme je suis faible et plein de manques!Mon Seigneur, Mon Seigneur, je ne suis pas digne de Toi! L'être humain qui se verra dans un miroir (au cours de ses pratiques ) verra avant tout ses manques et se faiblesses.

 

"La pratique ( religieuse) consiste uniquement à réaliser l'unité d'Allah. A connaître Allah"

 

Hadith-i Sherif

 

 

La Pratique religieuse consiste uniquement à dire " Il n'y a de Dieu qu'Allah" ( Allahû Ekber)

Shems-i Tebrizi

 

- Oui mon Maître, en ce qui concerne nos pratiques spirituelles, nous n'en resterons pas à la forme.

Nous continuons à les vivre dans nos états d'être, car, il y a une très belle parole de notre Prophète: "Deux jours  (de pratiques) qui se ressembleraient feraient du tort".(?)

Une belle parole, un service, s'occuper de son père et de sa mère.. ne pas en rester à la forme.

Quelque soit notre état d'être, il s'agit de le vivre en prière, dans la beauté, n'est-ce pas?

 

- Alors je terminerai pas une histoire... (...)

Une personne va faire le pélerinage à la Mecque. Mais, à chaque pas  qu'il fait, il fait un Namaz de deux Rekats (prosternations).

En s'approchant de la Mecque, il observe en lui une forme de gratitude pour ce qu'il a fait ( voyez, là aussi il  peut y avoir de la gratitude) , se disant "Dieu Merci, j'ai fait à chaque pas une prière avec deux Rekats"..

Un voix venant de nulle part dit:

" mon Serviteur! Ah si seulement au lieu de faire un Namaz à deux rekats à chaque pas, tu avais apporté un contentement dans le coeur d'un serviteur qui est  dans le besoin".

 

"Ah, Si seulement, si seulement..."

 

A cet endroit, terminons avec Ebul Hasan Harâkânî:

Votre Fakir (servante) a visité  Hz Ebul Harâkânî à Kars il y a peu de temps, et s'est retrouvée en Sa Présence, et Dieu merci il m'en reste encore le parfum...

 

Il existe une parole très connue, très célèbre de Hz Ebul hasan Harâkânî: Il dit que: "Le dévot se lève dès le matin, et travaille à augmenter ses pratiques spirituelles.L'ascète se lève dès le matin , et travaille à augmenter sa dévotion." 

Mais Ebul Hasan, il travaille à rendre heureux le coeur d'un serviteur! (?). C'est cela même être un serviteur d'Allah trvailler à rendre heureux le coeur d'un (autre) serviteur.Ce n'est ni augmenter ses pratiques religieuses, ni augmenter sa dévotion, ni d' être exalté de l'augmentation de la dévotion ou des pratiques religieuses. 

​La première des pratiques spirituelles, c'est, comme le dit Hz Ebul Hasan Harâkâni, de se lever le matin et de se demander " Mon Seigneur,  quel serviteur puis-je servir ? De quel serviteur puis-je contenter le coeur ce matin?.

 

Inshallah..

 

- Merci beaucoup Mon Maître, C'est si beau,ce que vous dîtes . 

Nous sommes si heureux d'être en votre présence, nous avons l'impression de goûter  à votre Océan (d'Amour).

 

- Je dirais que je m'en remets  à Allah, Estagfirullah, estagfirullah, estagfirullah. Que nous tous nous puissions nous tremper dans  une petite parcelle de cet Océan des amoureux. (?)

 

 

   

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Ab- ı Hayat / 1. Les pratiques religieuses / Ibadet

Ab-I Hayat Bölüm 1

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